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Archive pour décembre 2009

Etat grippal

Jeudi 17 décembre 2009

Cela fait presque un  mois que je n’ai pas écrit ici. Ce n’est pas un manque d’envie mais simplement un assèchement de mon inspiration. J’ai cette désagréable impression de n’avoir rien à raconter. Je ne peux pourtant pas dire que ma vie soit particulièrement routinière  et que, par cet état de fait, rien de nouveau ne vient troubler mon quotidien mais je me rends compte, tout simplement, que par mon obsession au sujet particulier du cinéma il n’y a rien de nouveau à en dire, si ce n’est s’en plaindre et me lamenter sur mon improductivité forcée. Et je ne veux pas venir ici et décrire toujours les mêmes sentiments. Cette perpétuelle peur de l’échec entrecoupée d’envolées lyriques me rassurant moi-même sur ma volonté individuelle de parvenir à mes fins. Je pense tourner en rond dans cette dialectique qui s’inscrit dans un cercle vicieux duquel je ne vois aucune issue. Donc qu’écrire ? De quoi parler ? Je veux parler de cinéma, du cinéma que je veux faire et de celui qui me tient à coeur. Mais je ne veux pas m’appesantir sur ce que je vois parce que je le fais ailleurs (succinctement il est vrai, il y a déjà assez longtemps que je n’ai pas réalisé un vrai travail critique de fond). Pourtant dernièrement je dois reconnaître un certain bouillonnement culturel autour de moi. Je lis beaucoup, je me suis remis aux romans graphiques, remis aux jeux-vidéos et j’y vois beaucoup de choses très stimulantes. Mais ce n’est pourtant pas de ça dont j’ai envie de parler, ou du moins pas uniquement de ça. Cependant je ne me demande pas la finalité de ce blog, je ne remets pas en doute l’utilité de son existence. Utilité uniquement égocentrique qui a pour but de décrire par écrit certains états d’âme. Un journal intime public, aujourd’hui où nous nous sentons tous importants et différents, où par tous les moyens nous essayons d’exister hors de la masse, de trouver notre singularité, ce chromosome qui nous rend unique et l’exposer à la face du monde dans toute l’impudeur de sa nature.

Voilà où j’en suis, ce soir, un peu grippé, embrumé.

Il neige à Paris c’est très beau. Mais beaucoup de gens dorment dehors et ça, ça n’a rien de beau, rien de féérique et je brûlerais bien tout les sapins de noël du monde pour leur donner un peu de chaleur.

Pour conclure, voilà une magnifique chanson de Benjamin Biolay (artiste que j’apprécie plutôt moyennement par ailleurs) qui correspond bien à mon humeur hivernale mélancolico-dépressive.

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