Archive pour mai 2009

Non, je ne suis pas mort.

Jeudi 21 mai 2009

Rien de plus triste qu’un blog mort. Une page Internet bloquée sur la même phrase, la même image, indéfiniment, vouée a rester là, immuable dans sa solitude, au sein du flux en perpétuel mouvement du web. Non ce blog n’est pas inactif. Des raisons techniques m’ont d’abord tenu éloigné d’ici. Une défaillance malheureuse de mon matériel informatique, injustement attaqué par un virus et que j’ai, dans ma tentative maladroite de le purifier, renvoyé chez le réparateur (j’en ai choisi un autre mais il s’est avéré tout aussi incompétent). Cela fait donc une semaine que j’ai récupéré la bête mais un ami fraîchement débarqué à Paris avait besoin d’un endroit où rester alors c’est avec plaisir que je l’ai accueilli. Depuis il semble que je n’ai pas trouvé l’opportunité de m’asseoir ici et d’étaler mes états d’âme.

Mais aujourd’hui je décide de repartir de plus belle. Car je me rends compte que l’inactivité de ce blog correspondait simultanément à une inactivité totale cinématographique. Il faut que je m’y remette. Continuer à envoyer des dossiers. Finir ce satané DVD. Écrire. Y croire. Et y croire plus fort encore. Ne rien lâcher. Et depuis quelques semaines j’ai malencontreusement laché la bride et ma monture a ralenti sa course et s’est détournée du chemin initialement prévu.

Sinon ma vie s’apprête à connaître une révolution majeure puisque dans une petite semaine je pars en Angleterre pour chercher Gin et qu’à notre retour nous nous installons ensemble en CDI (couple a durée indéterminée). Ca me rend incroyablement heureux de penser à ça. De l’imaginer là, dans mon monde pour toujours. De la savoir près de moi. De la voir incarner ma vie et de lui donner forme. C’est une formidable aventure qui commence et je me sens extrêmement chanceux d’avoir l’opportunité de vivre cela une nouvelle fois après les deux ans de vie commune que nous avons déjà partagés. Retrouver cette sensation délicieuse que rien ne puisse venir entraver ce bonheur simple d’être ensemble et de l’être pour l’étérnité dans une osmose merveilleuse. C’est un moment privilegié où l’on touche au noyau quintessentiel de l’amour sans que le quotidien ne soit encore venu le parasiter.

Ensuite il va falloir chercher un appartement, déménager, s’installer, s’adapter. Mais partager tout cela avec la femme de sa vie n’apparaît non plus comme une corvée désagréable et stressante mais plus comme une aventure de la vie, une évolution commune vers le mieux qui ne peut nous faire du mal puisqu’on le fait ensemble et, qu’ensemble, on ne peut nous atteindre.

Beaucoup de naïveté dans tout cela mais aussi une sincérité vraie, une béatitude précieuse et rare devant ce fait humain incroyable qu’est l’amour.