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Archive pour 6 janvier 2009

Long time no see…

Mardi 6 janvier 2009

Après une absence considérable durant laquelle j’ai vécu deux semaines magiques avec Giny me voilà de retour pour cette nouvelle année pleine de promesses et de nouveautés. Gin repartie, je suis de nouveau seul et assis sur cette même chaise face à ce même écran en train d’essayer de mettre du sens dans ce que je veux être ma vie. Quand elle est avec moi toutes ces questions ne se posent même pas. Elles disparaissent d’elles-mêmes parce que la vie avec elle se contente de faire sens dans une simplicité désarmante. Comme si la bouche de l’égout s’était ouvert et que toutes ces odeurs déléteres pouvaient soudainement s’échapper et se dissoudre dans l’atmosphère ambiant. Mais, retombé dans ma solitude, la plaque d’égoût retombe avec fracas et un nuage vert issus des moisissures de mes pensées s’émane lentement formant un plafond de cumulo-nimbus nauséabond au sommet de mon crâne.

Cela fait également suite à une première réponse négative concernant mon nouveau scénario. Je l’ai envoyé au seul producteur que je connaisse personnellement et celui-ci a eu la mauvaise idée de ne pas aimer. Je ne peux lui en vouloir, après tout c’est la règle du jeu mais, en plus d’être un peu blessé par sa « critique » sommaire, il a enlevé à ce projet naissant la candeur et la pureté que je lui voyais depuis son origine. Alors comme ça, ça peut ne pas plaire, chose qui ne m’avait même pas traversé l’esprit tellement sûr que j’étais de la beauté de la chose. Si moi j’y vois une beauté de tout les instants pourquoi d’autres ne la verraient pas ? C’est un peu le regard biaisé d’un auteur qui a trop confiance en son propre talent pour pouvoir se remettre en cause. Et c’est le problème de cette autarcie qui est la mienne. J’ai toujours créé seul, écrit seul, réalisé seul, conçu tout, tout seul. Je n’ai donc aucun véritable recul sur mon travail si ce n’est les critiques négatives qui donnent à réfléchir mais qui interviennent toujours le produit fini et dont la fierté que j’en ai m’interdit d’en remettre en cause les fondements ou la construction bien que j’accepte volontiers la critique de certains détails. Mais je pense qu’il me serait bénéfique de travailler dans la conception même d’un film entouré d’opinions et de contre-avis. Non pas que tous sont bons à prendre mais nous sommes des êtres humains et chaque voix a autant de valeur que la mienne. Ce que j’aime par dessus tout dans le cinéma c’est qu’un groupe de gens décide de raconter une histoire et que cette histoire appartient, dès lors qu’on la grave en images et en sons (peu importe le support), à un film. Les auteurs la déposent dans un film comme un enfant dans un berceau. Et cette création humaine, si elle a besoin d’un chef, est inhérente à l’activité de chacun des maillons de la constitution d’un film. Mais pour cela il faut que chacun qui y travaille ait une fois totale dans cette histoire ou ce personnage ou cette proposition plastique. Il faut que tous en soit le garant absolu et indéféctible. Tout cela semble un peu cliché à vrai dire mais ce sont dernièrement des pensées sincères et motivantes qui me traversent l’esprit. Et en l’occurence actuellement trouver un producteur qui soit interessé par mon projet et qui me demande d’en discuter avec lui, d’en développer la mythologie, qui la comprenne et s’embarque avec moi pour rendre ce film le meilleur possibe est quelque chose qui me ferait du bien. Je commence à lister toutes les boîtes de production de court-métrage parisienne et je vais envoyer tout ça en masse en espérant qu’au milieu de la mer, la bouteille rencontre un voyageur.

J’ai beaucoup de projets d’écriture également pour cette année, notamment terminer mon scénario de polar et mon survival fantasy totalement improbable. Et puis il y a le projet conjoint que je développe avec Gin. Je pense qu’il nous faudra vivre de nouveau ensemble pour pouvoir nous y atteler sérieusement. Je n’en fais pas une priorité mais j’y pense très souvent.

Bon la fin d’année c’est toujours pour moi le temps des bilans cinéma et autres classements. Cette année a été plutôt bonne sans être non plus extraordinaire. Deux grosses déceptions m’auront pas mal déprimé, Indiana Jones 4 et tout récemment Australia. Le premier était une mauvaise idée et le résultat s’en ressens méchamment. Le scénario fait pitié et Indiana Jones n’est plus que l’ombre de lui-même (il suffit de voir pour cela sa premiere apparition dans le film…comme une ombre). Je n’ai pas vibré et pas retrouvé ce qui fait du Temple Maudit un chef-d’oeuvre du film d’aventure. Tant pis. Quant à Australia c’est bien pire. J’ai quasiment detesté de bout en bout. Ca ressemble à rien et c’est d’une bêtise confondante. Le réalisateur du film qui a changé ma vie (Romeo + Juliette) est bien loin et ça fait mal au coeur.

Je vous livre chers lecteurs mon top de l’année 2008 que vous attendez tous comme des fous:

1 – Le Silence de Lorna des frères Dardenne
2 – A Swedish Love Story de Roy Andersson
3 – Telepolis d’Esteban Sapir
4 – Valse avec Bashir d’Ari Folman
5 – La Danse de l’Enchanteresse d’Adoor Gopalakrishnan et Brigitte Chataignier
6 – L’Homme de Londres de Belà Tarr
7 – Speed Racer des frères Wachowski
8 – La Frontière de l’Aube de Philippe Garrel
9 – L’apprenti de Samuel Collardey
10 – [REC] de Jaume Balaguero et Paco Plaza
11 – No Country for Old Men des frères Coen
12 – There Will be Blood de Paul Thomas Anderson
13 – Blindness de Fernando Meirelles
14 – La Vie Moderne de Raymond Depardon
15 – Entre les Murs de Laurent Cantet

Et tout de suite je vous livre la liste de tout les films visionnés en 2008 (c’est un peu long alors c’est réservé à ceux que ça intéresse)!

 

(suite…)